|
Bien qu’il n’existe pas de définition universellement reconnue, on peut définir la bio piraterie comme l’accès ou l’utilisation illégale ou immorale de composantes de la biodiversité (particulièrement les ressources biologiques et génétiques) et des savoirs indigènes et particulièrement dans le cadre d’activités de Recherche et Développement et d’applications en biotechnologie. Relèvent également de la bio piraterie, les inventions protégées par des droits de propriétés intellectuelles (en particulier les brevets) qui directement ou indirectement incluent ces ressources ou connaissances indigènes sans accord ou autorisation de ses détenteurs.
La maca, le yacon, la quinua, l’ayahuasca, le capuacu, l’arbre de neem, le sang de dragon (sangre de drago), le coton de couleur, entre autres, sont non seulement des ressources de la biodiversité ayant une importance économique et culturelle, ils ont fait également l’objet de recherches ayant conduit à l’octroi de droits de propriétés intellectuelles (www.etcgroup.org, www.grain.org). L’octroi de droit de propriété intellectuelle (brevet et autre) et l’appropriation (directe ou indirecte) de ressources issues de la biodiversité et des savoirs indigènes se sont accentués, affectant particulièrement les intérêts des pays riches en biodiversité et leurs communautés indigènes qui traditionnellement ont maintenu, conservé et développés ces ressources.
Pour répondre à ceci, l’Initiative pour la Prévention de la bio piraterie se propose d’être une plateforme d’orientation et d’action pour aborder, analyser et affronter ce phénomène grâce à une série d’outils et de propositions. En tant que phénomène complexe, la bio piraterie nécessite une réponse globale coordonnant les efforts de recherche, de mobilisation, et d’actions légales et administratives concrètes. La combattre nécessite également la création de réseaux et alliances entre les organisations aux actions similaires ou ayant des approches différentes mais visant les mêmes objectifs : freiner ou éradiquer la bio piraterie.
L’Initiative a pour ambition de coordonner un effort global pour affronter la bio piraterie dans la région amazonico andine et de favoriser l’émergence d’initiatives naissant dans d’autres zones et régions ou des problèmes similaires surgissent.
Cette initiative n’est pas ni ne prétend être l’unique réponse à la bio piraterie. C’est cependant une plateforme qui peut permettre de s’y opposer
Par la nature même du phénomène de la bio piraterie, il y a une multitude d’intérêts en jeu bien qu’en terme généraux, on peut affirmer avec certitude que ce sont les pays riches en biodiversité et leurs communautés indigènes qui bénéficieront principalement de cette initiative. Ce bénéfice ne se traduira pas forcément toujours en termes économiques mais plus certainement en termes légaux, politiques, sociaux, culturels et éthiques.
Au-delà des peuples indigènes, les bénéficiaires de l’Initiative pourraient être plus nombreux comme par exemple, les gouvernements, les entreprises, les paysans et les chaînes productives, les centres de recherche et le secteur académique de ces pays.
| |
Coordination générale de l’Initiative:
Manuel Ruiz
Sociedad Peruana de Derecho Ambiental.
Prolongación Arenales 437, San Isidro
Téléphone (511) 422-2720 / 421-7330 / 421-1394
Courier électronique: [email protected] |
| |
|